Le chant du loup | Film Complet en Streaming VF

Le chant du loup | Film Complet en Streaming VF

Le chant du loup en Streaming VF
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Date de sortie :
Durée : 115 Minutes

Par: Pathé!, Les Productions du Trésor, Chi-Fou-Mi Productions, Les Productions Jouror
Réalisateur: Jérôme Seydoux, Hugo Sélignac, Alain Attal, Antonin Baudry, Antonin Baudry, Alain Attal, Hugo Sélignac, Ardavan Safaee, Pierre Cottereau, Benoît Barouh

Genres : Thriller, Drame

Acteurs : François Civil, Omar Sy, Reda Kateb, Mathieu Kassovitz, Paula Beer, Stefan Godin
QUALITÉ : DVD RIP

Note :

SYNOPSIS ET DÉTAILS:
Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. A bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or. Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger de mort. Il veut retrouver la confiance de ses camarades mais sa quête les entraîne dans une situation encore plus dramatique. Dans le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, ils se retrouvent tous pris au piège d’un engrenage incontrôlable.


Bande d’annonce : Le chant du loup Streaming VF


 

 

 

 

 

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SYNOPSIS : Pagina
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Bande d’annonce : Pagina

Notre avis : C’est la guerre, l’heure n’est plus aux petits enjeux personnels et à la légèreté de la description du microcosme des relations diplomatiques que Baudry mettait en scène dans son succès de bande-dessinée, Quai d’Orsay. Désormais, la Russie a envahi la Finlande. Tel est donc le prétexte scénaristique sur lequel Antonin Baudry a basé son premier film en tant que réalisateur.

Le chant du loup Streaming VF Il lance son récit comme un cri d’amour au


film d’action de sous-marin, auquel le cinéma français s’était peu frotté jusqu’à présent, faute de moyens, mais que le cinéma d’action américain a allègrement surexploité dans les années 90 (A la poursuite d’Octobre RougeUSS Alabama, U-571, Sphère, K19…). Or, en allant piocher dans les codes de ces films, oscillant entre le blockbuster de série A et les séries B costaudes, Baudry s’essaie à un modèle ouvertement chargé en références et en stéréotypes

Il lance son récit comme un cri d’amour au film d’action de sous-marin, auquel le cinéma français s’était peu frotté jusqu’à présent, faute de

Notre avis : C’est la guerre, l’heure n’est plus aux petits enjeux personnels et à la légèreté de la description du microcosme des relations diplomatiques que Baudry mettait en scène dans son succès de bande-dessinée, Quai d’Orsay. Désormais, la Russie a envahi la Finlande. Tel est donc le prétexte scénaristique sur lequel Antonin Baudry a basé son premier film en tant que réalisateur.
moyens, mais que le cinéma d’action américain a allègrement surexploité dans les années 90 (A la poursuite d’Octobre RougeUSS Alabama, U-571, Sphère, K19…). Or, en allant piocher dans les codes de ces films, oscillant entre le blockbuster de série A et les séries B costaudes, Baudry s’essaie à un modèle ouvertement chargé en références et en stéréotypes.

© Julien Panié. Tous droits réservés.
C’est précisément le cas du personnage de jeune marin enthousiaste, incarné par François Civil, rouage central au sein d’une équipe de sous-mariniers qui ouvre le film magistralement et personnage principal d’une trame terrestre, plus…terre à terre par la suite. L’enquête qu’il va mener au grand dam de sa hiérarchie et la love interest qu’il va rencontrer en la personne de Paula Beer, sont deux sous-intrigues archétypales et caractéristiques de l’aspect vintage de la partie majeure du long-métrage. Cependant, le scénariste faisant alors preuve d’un terrible manque de subtilité dans son écriture, on peut surtout y voir davantage un manque d’inspiration qu’une volonté de jouer avec une dramaturgie ultra référencée qui saute aux yeux.

© Julien Panié. Tous droits réservés.
Pourtant, l’excellent prologue réussit à ouvrir le film avec efficacité, se révélant d’une redoutable intensité : on croit à la situation d’urgence et à la mission de sauvetage qui se met en place. Le réalisme devient un élément essentiel à cette réussite. La reproduction minutieuse et documentée de tous les protocoles, qu’ils soient gestuels pour les soldats au sol ou lexicaux pour les sous-mariniers (au risque d’y perdre les non-initiés), est essentielle à la vraisemblance et à la mécanique du suspense que l’excellent découpage ne cesse d’amplifier. Ainsi, même si on ne connaît pas ces personnages, c’est parce que l’on croit en leur existence que l’on frémit pour eux. Ils n’ont plus lieu d’être…
Mais tout cela, c’est jusqu’à ce que l’on apprenne que la Russie a envahi la Finlande, véritable point de rupture dans la narration.

© Julien Panié. Tous droits réservés.
Après avoir réussi à nous prendre aux tripes contrairement à nombre de films de guerre ces dernières années, le changement radical d’approche enterre l’argument réaliste et permet donc aux codes du cinéma de genre de reprendre brutalement le dessus sur le réalisme du décorum militaire jusque-là au cœur du dispositif. La frugalité de l’intrigue des premières minutes, au profit de grosses ficelles scénaristiques bien connues de tous, n’est donc pas l’unique victime de ce changement de ton. Cette fracture se retrouve dans la direction d’acteurs, maladroite. L’exemple d’Omar Sy est révélateur. Alors que l’on se surprenait, dans un premier temps, à voir le comédien disparaître derrière son personnage de haut gradé, sans doute aidé par le montage ultra dynamique, il suffit –une fois qu’il est acté que nous sommes dans une fiction et donc qu’on peut se le permettre– qu’il fasse une petite blague, et, aussitôt, il devient bien plus difficile de le prendre au sérieux. Il faudra attendre une heure supplémentaire pour que la mise en scène vienne elle-même redonner un semblant de grandeur et de souffle dramatique à son personnage.

© Julien Panié. Tous droits réservés.
Malgré les lourdeurs qui s’accumulent, on aimerait pardonner l’inexpérience de Baudry et blâmer la production de ne pas lui pas avoir permis de réaliser l’intégralité de son film dans le huis-clos d’un sous-marin. Sa volonté de travailler sur le son, en se concentrant sur le personnage d’expert en acoustique, ne persiste malheureusement pas face à la transformation qu’a subi son scénario dès l’instant où les personnages ont mis le pied à terre. On ne peut alors qu’attendre impatiemment qu’ils retournent dans leur submersible et qu’Antonin Baudry réitère la maîtrise avec laquelle il a ouvert son film. Mais, quand l’intrigue s’accélère, ce qu’il restait encore de crédibilité au récit est sacrifié sur l’autel de la surenchère des enjeux, qui apparaît pourtant comme une continuité naturelle de la direction obsolète et prévisible prise par le scénario.
Le schéma dramaturgique va alors virer vers un développement programmatique romanesque de série B rebattu et auquel il devient plus difficile d’adhérer pleinement. Le point de non-retour est si radical que chaque effort du réalisateur pour alimenter la gravité de la situation ne fait que renforcer, paradoxalement, l’impression d’assister à un divertissement impersonnel. La mise en scène s’agrémente de plus en plus d’effets pompiers, à commencer par l’usage appuyé d’une musique sentencieuse. Pareillement, les dialogues voient se multiplier les punchlines écrites à la truelle qui achèvent la transformation des personnages en caricature, alors que leurs relations sont la clef du suspense.

© Julien Panié. Tous droits réservés.
A cause de tous ces poncifs, Baudry n’arrivera jamais à retrouver l’intensité de l’ouverture, où pourtant les enjeux se limitaient au sauvetage de quatre soldats anonymes. L’effet miroir entre la scène d’action qui ouvre et celle qui clôt ce long-métrage, illustre particulièrement bien l’opposition entre ce que ce film de sous-marin peut offrir de plus efficace d’un coté, et de plus indigeste de l’autre. C’est de là que naît le sentiment de déception qui alimente le film.
Quand on réfléchit au fait que l’intention première de Baudry était –comme c’était déjà le cas dans Quai d’Orsay – la dénonciation des institutions et de leurs protocoles, il est d’autant plus décevant de le voir se casser le nez sur d’autres conventions, non pas politiques ou militaires, mais bel et bien cinématographiques. Et le comble dans tout ça, c’est que son scénario en arrive au final à complètement oublier le sort de ces pauvres Finlandais envahis par les Russes.

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